LE MOT DU PRESIDENT

Editorial du numéro 200 d'Azur et Or 

 

Chers camarades,

 

A tous nos lecteurs, passés, d’aujourd’hui comme à ceux qui rejoindront certainement nos rangs, ce numéro est pour eux !

 

Je tiens, ici, à remercier la longue chaîne de camaraderie, formée de jeunes et moins jeunes, anciens du contingent et anciens d’active, passionnés d’aéronautique militaire, ou simples curieux, membres de la réserve opérationnelle, citoyenne, honoraires et associés, qui ont œuvrés à la réalisation de nos 200 numéros depuis leur première parution de mars 1962.

J’associe l’armée de l’air à notre gratitude pour son soutien, et notamment, celui de ses chefs d’état-major, qui se sont succédés, jusqu’à aujourd’hui, au Général d’armée aérienne André Lanata.

De plus, il ne faudra jamais relâcher la quête de nouvelles plumes de talent, pour atteindre notre fidèle lectorat, afin de rassembler et d'unir nos adhérents.

 

Ce numéro 200 arrive à une période de choix : politique et associatif. Dans quelques semaines, le futur chef des Armées sera élu et il devra engager un indispensable effort de défense. Citoyens, nous sommes tous conscients des enjeux, mon rôle n’est pas d'influencer vos convictions. Cependant, nous devons appeler un chef motivé par une politique ambitieuse pour la France et sa place dans le monde. Le contexte international reste toujours mouvant et des cheminements seront à trouver.

« Faire Face » pour l’armée de l’air, c’est accepter les défis de l’évolution de toutes ses composantes, de l’aviation de chasse, et bombardement, aux drones, hélicoptères et défense sol-air, sans oublier le discret segment satellitaire. Réduire la pression de la menace de l’intérieur demande aussi de réussir ce cocktail de paris futurs, révélant par-là l’encourageante ambition d’horizons bien éclairés. La France, parmi les nations, responsable au sein de la construction européenne, a besoin de paix et d’indéfectibles engagements à son service. Les forces armées seront là pour la crédibiliser et dans ces efforts, leurs réserves restent à leurs côtés, pour les y aider.

 

Dans quelques jours, des élections auront lieu à la tête de l’Union Nationale des Officiers de Réserves (UNOR), association qui fédère, représente et exprime l’ensemble des associations de réserve d’Armées devant le ministre de la Défense. Nous devons encourager l’UNOR à tenir et amplifier ce rôle incontournable auprès du chef d’état-major des Armées, dans une mission qui sert à incarner et rendre compte de l’application du statut de réserviste, commun à tous.

 

Nous avons vocation à appuyer, à leur service, nos camarades d’active, certes, mais également à concrétiser le lien entre eux et la Nation à un moment où il est désormais urgent de rétablir la cohérence, et la confiance, entre engagement et préparation opérationnelle. Avoir l’un de nos pieds dans le monde civil et l’autre dans le monde militaire nous autorise à un supplément d’agilité pour mieux réagir aux sollicitations du quotidien, sans emballement et avec une indispensable pondération. Les méthodes de raisonnement des deux mondes ont des intersections, qu’il est de notre devoir de valoriser respectivement de façon raisonnée, au service de la défense de notre pays.

 

Pour conclure, je souhaite rappeler la notion unificatrice de l’esprit de défense rédigée dans le Livre Blanc de 2013 : « Les Français sont acteurs et responsables de leur propre sécurité. L'esprit de Défense est, à cet égard, le premier fondement de la sécurité nationale » : nous sommes chacun d’entre nous, une parcelle de France et nous avons, chacun à notre place, à la défendre : défense des Français, de sa langue, parlée et écrite, de son histoire, de sa culture, de ses coutumes, de ses territoires, de sa place dans le Monde… bref la défense globale, telle que l’a définie le Général de Gaulle en 1958.

 

Et vive les 200 prochains numéros d’Azur et Or à venir !

 

 

 

    

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